Une bouteille verte complètement dépouillée.

Parfois, on enlève quelque chose juste pour voir ce qu’il en reste.

Cette bouteille a commencé comme un vert familier, une bière que vous avez vue mille fois : fière de l’étiquette, identité verrouillée. Je l’ai enlevée. Doucement. Petit à petit, jusqu’à ce que la marque disparaisse et qu’il ne reste que la forme et la texture.

Ce qui restait, c’était de la lumière, du verre et de la condensation. Le genre de surface qui résiste, réfléchit et réfracte, vous poussant à travailler pour les reflets.

Le contre-reflet sculptait le verre, la lumière du bas effleurait les labels déchirés, la colle restante, les gouttelettes, et cette faible lueur verte devint le sujet lui-même.

Il y a quelque chose d’honnête dans une bouteille sans nom. Ça ne vend rien. C’est juste comme ça. Juste du verre et de la condensation qui font leur travail. Le plan fonctionne parce que rien ne fait semblant.

Je fais des projets personnels comme celui-ci pour dépasser les plans faciles. Quand on ne peut pas se cacher derrière une étiquette célèbre ou un graphique énorme, l’éclairage doit être parfait pour capter l’attention de quelqu’un.

Si vous êtes une marque ou une agence à Montréal cherchant quelqu’un qui traite votre produit avec ce niveau de concentration, parlons-en.
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